Bonjour, j'aurai souhaiter avoir quelques témoignages de conducteurs sur leurs premiers jours en solo après la formation, comment elle se sont déroulés ?, le ressentit seul aux commandes d'un train ?, si les premières avaries n'ont pas été trop difficiles à gérer ? Merci à vous !
Bonjour Thomas,
Personnellement , j’ai surtout ressenti de l‘enthousiasme dès les premiers tours de roue.
Le dernier stage conduite nous prépare très bien a cela.
La premiere avarie, un petit effet surprise évidemment mais tes gestes d'urgence seront forcément bien ancrés, donc il faut juste mettre en pratique ce qui a été appris .
excellent WE
Audrey
Bonjour Thomas, ça fait plus de 28 ans mais je m'en rappelle encore. Un mélange d'excitation et de stress. Je prenais vers 2h du matin en été pour un train de marchandises. Au retour, j'étais très fier d'avoir enfin fait seul mes premiers tours de roues. Pendant, on fait attention à tout, hyper vigilance de rigueur ! Et je me souviens de toutes mes premières fois ferroviaires: banlieue, Corail, TGV etc ... Et à chaque fois c'est le même mélange d'impatience et de stress !
Bonjour Thomas,
Je me souviens de mon 1er tour de roue seule, j’etais fière et anxieuse à la fois, je me rappelle avoir regardé sur ma droite (place du moniteur) plusieurs fois pendant ma 1ere journée. Ensuite nous sommes hyper concentré sur tous ce qui nous entoure, on vérifie 100 fois les choses pour ne pas faire d’erreur et la première avarie nous stresse, mais nous apprenons à gérer ce stress pendant la formation et les automatismes prennent le dessus.
Cordialement,
Laurine
Bonjour Thomas,
Comme Jean-Marie et bien d'autres, je pense que le premier train solo on s'en rappelle toute sa vie.
Pour ma part un service TER omnibus dont je reprenais l'engin dans une autre gare que celle d'attache donc je devais d'abord me rendre là-bas en tant que voyageur, ce qui me faisait cogiter sur les actions à faire en arrivant sur la rame selon l'état dans laquelle je la trouvais, quels essais étaient à faire, est-ce que j'avais bien préparé ma mission et les vitesses à respecter, etc.
C'est un moment particulier où se mêle la fierté de se retrouver enfin aux commandes comme titulaire du train (ça fait quelque chose de voir son propre nom sur le logiciel), anxiété aussi à l'idée que cette fois il n'y a plus de moniteur derrière l'épaule pour rattraper un oubli ou une boulette, mais aussi le stress lié à l'envie de bien faire.
Après quand on a des études de ligne solides et qu'on a mis en place des méthodes de travail robustes et fiables pendant la formation y'a pas spécialement de crainte à avoir, on se dit que si on est arrivés jusqu'ici et qu'on nous fait assez confiance pour nous confier la vie des gens et un engin qui vaut une dizaine de millions d'euros, c'est qu'on l'a mérité et qu'on est prêt. Et quand effectivement on arrive au terminus et que tout s'est bien déroulé, le sentiment d'accomplissement n'est que le prélude aux autres trains à faire parce que comme disait mon formateur, "une fois l'examen obtenu le plus dur commence : la carrière".
Effectivement les premiers incidents/pannes/anomalies font toujours leur petit effet, mais en formation on est très bien accompagnés dans l'apprentissage de comment y faire face et on pratique souvent les gestes d'urgence éventuels ou on s'entraîne à appliquer fictivement les documents qui nous permettent de nous sortir d'une panne avec ou sans restrictions, donc finalement la difficulté c'est surtout de ne pas se laisser prendre par la pression temporelle et d'appliquer tout comme il faut sans oubli et sans remettre en jeu la sécurité, mais on sait faire parce qu'on a été bien entraînés. Et au moindre doute on peut toujours appeler une astreinte/un service dépannage/un ami conducteur pour avoir un autre point de vue.
Au fur et à mesure qu'on se fait à la conduite et qu'on trouve ses marques en solo il faut en revanche veiller à ne pas trop relâcher la vigilance du début car c'est là qu'on commence à faire des bêtises.
Cordialement,
Corentin
Alors merci à vous 4 pour votre réactivité à me répondre, ça a été une très bonne idée de lancer ce forum, il permet de se rendre compte de la réalité du métier, de la formation qui va demander un investissement très important au quotidien mais quand je vois ce qui nous attend à la fin, ça vaut largement le coup ! Je vois régulièrement des trains passés et je me dit tout le temps, "j'espère un jour être à sa place". Il y en a qui voient les horaires décalés, les découchés, comme des inconvénients mais ça se voit aussi comme des avantages, le fait qu'il n'y ai pas de routine, de voyager.
Bien-sûr je n'oublie pas qu'il faut une extrême RIGUEUR, être autonome, qu'on a la vie de centaines de passagers derrières nous et qu'on ne rigole pas avec ça, le train n'est pas un jouet !
Bon assez parlé de moi 😁
- Sur une semaine, nous sommes à 35h maximum ou on peux être au-delà ?
- Il peux arriver qu'on prenne notre service en dehors de notre ville alors qu'on est pas en découché ? (par exemple ma gare d'attache est Rouen et finalement je prend mon service à Yvetôt)
Alors si je ne dis pas de bêtises (mais nul doute que quelqu'un me corrigera si c'est le cas), nos 35h/semaine sont annualisées. Donc ce qui compte c'est le nombre d'heures totales, qui sont dispatchées au long de l'année selon les tournées. Il peut donc arriver que certaines semaines dépassent les 35h et c'est compensé par le fait que d'autres semaines sont à moins.
Et pour la deuxième question c'est non. Il peut arriver que le premier train ou la première opération à faire sur un train soit à faire dans une autre ville que celle d'attache (je parle bien hors découché), mais dans ce cas la prise de service se fait tout de même au dépôt d'attache et le temps de trajet (train ou taxi) est graphiqué entre l'heure de prise et la première opération. Même chose si le dernier train termine et gare ailleurs mais que la journée n'est pas un découché, le trajet retour à "la résidence" (lieu d'affectation) est graphiqué (taxi ou train) puis seulement la fin de service. Dans tout autre cas c'est forcément un découché.
D'accord merci pour votre réponse, c'est toujours bon à savoir !
En ce qui concerne la formation, si j'ai bien compris, il y aurait 15 UV donc 15 évaluations + une évaluation de mi-parcours (sur le mode normal) + une à la fin (en situation dégradée) + l'examen final ? ou les évaluations de mi-parcours et de fin sont dans les 15 UV ?
Je suis vraiment perdu là dessus ! 😅
Eh bien je suis tenté de répondre que c'est ça, mais j'ai été formé avec l'ancienne formule en 6 modules et je ne suis pas encore familier du nouveau système donc je ne peux pas garantir que c'est bien ça. Mais @Jean-Marie étant formateur, lui doit mieux connaître ce sujet, s'il peut nous partager son expertise?
Bonjour Thomas, il y a 2 grosses évaluations pendant la formation (sans compter l'examen final). Elles sanctionnent l'acquisition de la conduite normale (bilan module normalité) et de la conduite en mode dégradée (bilan module anomalies). La première a lieu aux environ de la moitié de la formation, la seconde à la fin juste avant l'examen. Leur réussite est impérative. En cas d'échec, il y a reprise de formation et nouveau passage. En cas de nouvel échec, la formation s'arrête. Elles sont organisées et gérées par l'établissement (ligne) qui vous emploie et non par le campus. Il y a d'autres évaluations tout au long de la formation, mais elles ne sont pas "sanctionnantes". C'est à dire qu'une mauvaise note ne veut pas forcément dire fin de formation. Par contre trop de mauvais résultats peuvent mener à une évaluation dite de niveau 2 qui elle peut être sanctionnée par l'arrêt de la formation. De toute manière il ne faut pas "bachoter" pour les évaluations quelques qu'elles soient mais bien travailler régulièrement pour apprendre le métier. Bonne journée
Bonjour Jean-Marie, merci pour vos explications !
Donc si je comprend bien, les fameuses évaluations qui ne sont pas sanctionnante, c'est à ces évaluations où il faut un minimum de 12/20 ?
Et dans cette formation, combien y a t-il de modules ?
Et à partir de combien de temps à peux près nous commençons à conduire ? (Je suis bien conscient qu'il faut d'abord savoir une bonne partie de théorie avant de commencer à toucher aux commandes) ! 😌
Bonsoir, pas du tout 😅. Les évaluations sont soit écrites soit orales et il n’y a pas forcément de note. Cela peut être une appréciation. Pour les bilans module on utilise le SAMI (satisfaisant, acceptable, moyen, insuffisant). Un seul insuffisant et le bilan est raté.
Il y a deux formules de formation. En général il y 15 UV (modules). 8 en établissement et 7 en campus. Environ 2 semaines chacun en alternance. On commence à conduire dès le 2e UV. Mais on ne fait pas une journée entière. C’est progressif.
Bonsoir Jean-Marie, effectivement je m'étais perdu ! 😅
Pour les UV en établissement, ça veux dire qu'on fait aussi de la théorie en établissement et pas que en campus ?
Ce sont nos moniteurs qui nous évaluent en établissement ou c'est d'autres personnes ?
Et on fait les 7 premiers UV en campus et ensuite les 8 en établissement ou ça dépend ?
En établissement, on conduit, on fait de la formation sur les rames et on fait aussi de la theorie. Les moniteurs n’évaluent pas, il y a des formateurs et des cadres qui s’en chargent. Les UV alternent entre établissement et campus.
Bonjour Jean Marie, merci pour votre réponse, maintenant le déroulé de la formation est plus clair pour moi et aussi rassurant d'un côté.
Étant formateur, qu'est ce que vous conseilleriez aux futurs apprenants (comme moi je l'espère un jour) pour bien réussir la formation ?
Je vais me permettre de donner ma réponse Thomas, je ne suis pas formateur mais j'ai terminé ma formation il y a deux ans donc c'est encore relativement frais pour moi. Ce que je vous conseille c'est déjà de bien indiquer aussi à vos proches et vos amis que pendant une année complète vous risquez de manquer des évènements de vie, d'être moins présent, moins de sorties, moins de soirées. De bien leur faire comprendre que votre choix va les impacter et plus tard aussi durant la carrière, car un conducteur doit parfois faire des sacrifices pour maintenir une hygiène de vie compatible avec l'exercice du métier et pouvoir travailler dans des conditions de repos optimales. Donc incluez-les dans votre réflexion, associez-les à vos décisions pour qu'ils soient au courant de ce que ça implique et de ce que ça va changer pour eux.
Et pour la formation prenez le pli de travailler tout de suite avec rigueur et régularité, c'est un rythme à prendre rapidement car si on se laisse dépasser, rattraper le retard est très compliqué et peut vous mener à l'échec. Essayez aussi le travail en groupe, il faut une partie de travail en solo c'est indéniable, mais en travaillant en groupe on s'expose aux autres points de vue, aux autres interprétations d'un même point réglementaire qu'il faudra parfois clarifier auprès d'un formateur car il aura été compris différemment de chaque côté et une seule version est la bonne, et bien sûr plus on progresse dans la formation plus les autres vont permettre de se tester à des situations anormales, certains ont beaucoup de créativité et ça fait travailler la réflexion ("mais qu'est ce que je fais si ça arrive vraiment son truc improbable?").
Et bien sûr s'accrocher jusqu'au bout, la formation c'est une succession de hauts et de bas, un coup on a bien assimilé et ça semble aller tout seul, le coup suivant on a du mal à comprendre et on se sent nul jusqu'à ce que ça fasse tilt, et comme c'est intense et que la formation déroule parfois façon "marche ou crève" il faut vite trouver le déclic et mentalement c'est très fatiguant. À la fin de l'année on est sur les rotules. Mais la satisfaction d'avoir l'examen efface tout, donc le jeu en vaut la chandelle, il faut juste ne pas lâcher prise quand on se pense au fond du trou. Et ne pas hésiter à solliciter les formateurs même en dehors des heures de formation, pour un conseil, pour un problème, pour un exercice au simulateur...
Cordialement,
Corentin
Bonjour Corentin, merci pour votre explication très détaillée, effectivement je savais la formation intense mais là je sais franchement à quoi m'attendre !
Je suis plutôt une personne qui n'aime pas rester bloqué sur quelque chose et qui ne lâche pas le temps d'avoir compris !
Alors oui je m'attend tout de même à avoir des hauts et des bas, mais dans un groupe, on est solidaire et on ne laisse pas un collègue dans un trou, on l'aide à en ressortir comme on peux, car on est tous là pour le même but.
Pour ma part, je ne pourrais pas voir quelqu'un partir de la formation alors que j'aurai plus l'aider, car lorsqu'on échoue la formation, ça doit très être difficille à vivre le départ...
Si je comprend bien, on peux quand même rester sur le campus après les journée de formation pour faire des exercices sur simulateur ou demander quelque chose à un formateur ou autre ?
Dans votre groupe, comment était l'ambiance général de travail ? Avez vous tous réussi à la fin ? Qu'est ce qui à été le plus dur pour vous dans la formation ?
Et lorsqu'on à un rattrapage, Jean-Marie à dit "reprise de la formation" cela veux dire quoi ? qu'on refait tout le programme des modules en question ou juste la partie où ça a coincé ? Et on révise tout seul ou avec un formateur ?
Merci à vous !
Les départs sont plus ou moins durs selon les affinités, et dans un groupe il y a toujours des gens avec qui on s'entend plus ou moins.
Sur les Campus comme en établissement il y a toujours possibilité de rester pour étudier. Concernant les simulateurs parfois les formateurs peuvent proposer des séances supplémentaires aux intéressés dans le cadre d'une situation particulière qui souhaiterait être repratiquée ou pour enchaîner les anomalies. Pas pour s'amuser avec le simu bien sûr. Et les formateurs sont là pour les apprenants, donc ne pas hésiter à mentionner ses doutes sur un point réglementaire, demander un exercice, voire simplement évoquer des problèmes personnels à la maison qui pourraient impacter l'apprentissage, les formateurs sont attentifs à cela aussi.
Dans ma promo on a commencé à 12. Assez vite une première personne est partie car le travail était trop éloigné de ce qu'elle s'imaginait. Relativement vite les premières affinités se sont crées et la classe s'est plus ou moins scindée en deux groupes distincts, chaque groupe travaillant plus ou moins de son côté avec de rares séances communes mais qui étaient peu productives car nous n'avions pas la même vision du travail à fournir. Le premier examen intermédiaire a donné raison à mon groupe puisque sur les 11 restants, nous ne sommes que 4 à avoir validé l'examen au premier passage... de manière inédite, l'entreprise n'a pas souhaité continuer l'école juste pour 4 et faire redoubler les autres, nous avons donc été mis "en pause" le temps que les autres fassent une reprise de formation et fassent un deuxième passage. Malheureusement pour eux seuls 2 ont été repêchés pour continuer l'école en cours. 2 autres se sont vus proposer un redoublement dans une autre école car ils étaient très investis, et 1 a décidé de quitter la formation pour raisons familiales. Les autres ont pris la porte. Nous avons donc continué à 6, et finalement nous ne sommes que 5 à avoir réussi les derniers examens et avoir obtenu le diplôme. Donc un écrémage de plus de moitié de la base initiale.
Mais cela ne présage en rien de ce qui peut se passer, chaque école est unique.
Dans "mon" groupe l'ambiance de travail était excellente, on se voyait après les cours pour étudier ou parfois aller décompresser dans un bar, on se voyait sur nos congés pour travailler, et on a gardé des liens très très forts. Ça marque pour la vie.
Le plus dur pour moi c'était les anomalies car je venais de l'interne donc j'avais déjà certaines connaissances au niveau normalité mais j'ai dû remettre à plat ce que je savais pour les anomalies, alors que globalement mes camarades ont éprouvé la sensation inverse.
La reprise de formation, j'en ai parlé aussi, on retourne en classe avec un formateur pour travailler le ou les points qui ne vont pas, on ne reprend pas tout, par contre il faut être sûr de maîtriser ce qui a déjà été vu d'autres. Si trop de points posent problème, un éventuel refoublement peut-être proposé (au bon vouloir de l'établissement et selon le comportement) sinon c'est la porte.
Cordialement,
Corentin
Bonjour Corentin, on voit que les formateurs font tout pour qu'on réussise, mais c'est à nous de faire des efforts considérables pour réussir aussi.
Je ne savait pas qu'il y avait possibilité de redoubler si on échouais aux examens, à condition qu'on soit vraiment investi et sous accord du campus !
Pour ma part, le jour où je rentrerai en formation, je compte bien me laisser un créneaux de 2h après la formation, pour révisé l'ensemble et ce dès le premier jour de formation, car après comme vous avez dit, c'est du retard assuré et quasi impossible à rattraper et je n'hésiterai pas à demander de l'aide si j'ai des difficultés à un moment de la formation, il n'y a pas de honte à être aidé !
J'ai franchement conscience de la quantité de travail qui sera à fournir même si on se rend vraiment compte à 100% quand on est dans le bain.
J'ai de nouveaux quelques questions 😀
- Lors de découchés, nous terminons forcément notre service tard ? où nous pouvons très bien finir à 16h reprendre le lendemain à 4h par exemple ?
- Lorsque nous commençont à conduire seul après la formation, est ce que notre DPX est souvent derrière nous à nous surveiller ou on est au même niveau de surveillance que les autres collègues ?
- Quand vous dites que votre formation est en "pause", ça veux dire que même en établissement, vous ne continuer pas la formation ou justement, en attendant vous pouvez très bien allez en établissement avec votre moniteur ?
- Lors de rattrapage, il y a un délais de combien de temps avant le 2nd passage ?
Merci à vous !
Attention le redoublement qui a été proposé n'est pas une option du tout normalement, elle a été offerte (par l'établissement, pas par le campus) de manière exceptionnelle dans un contexte particulier pour l'établissement. Mais il ne faut pas compter dessus de manière générale.
La quantité de travail à fournir est propre à chacun et à sa manière d'apprendre, et de comment s'est déroulée la journée. Vous verrez ça en temps voulu, ne faites pas trop de plans avant.
Pour répondre aux questions :
-Les découchés ne sont pas forcément tard. Sur mon établissement on a une journée qui termine à 13h09 en découché pour ne reprendre qu'à 4h35 le lendemain, inversement une journée qui se termine à 23h21 et la reprise n'est qu'à 15h37 le lendemain, enfin d'autres journées où l'on termine par exemple à 21h34 et on recommence à 5h47... La seule règle est qu'en découché il doit y avoir un minimum de 9h entre la fin d'une journée et la reprise, et la possibilité d'abaisser ce temps à 8h une fois tous les tant de temps. Mais vous pouvez très bien commencer très tôt, avoir un découcher au milieu de la journée et recommencer tard le soir...
-Après l'examen et pendant un an un jeune conducteur est plus souvent surveillé : ses bandes sont systématiquement analysées et les évènements de conduite font l'objet d'une surveillance accrue.
-Il s'agissait là encore d'une situation tout à fait exceptionnelle donc normalement vous ne serez pas confronté à ce cas de figure. Mais pour répondre à votre question, seuls les cours étaient suspendus, en attendant on nous mettait en stage ligne pour continuer à rouler avec nos moniteurs et nous nous sommes organisés entre nous pour se voir et maintenir les connaissances acquises et garder un rythme de travail pour ne pas se retrouver largués à la reprise... mais encore une fois c'est quelque chose qui ne se fait pas, j'avais d'ailleurs compris que c'était une première en France au grand dam de nos formateurs.
-C'est aléatoire, il n'y a pas de réponse unique car tout dépend du temps de reprise de formation jugé nécessaire, de la prochaine session d'examen organisée parce qu'on ne va pas organiser un examen juste pour une personne, etc. Donc pas de délai précalculé.
D'accord je vois ce que vous voulez dire !
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me répondre
Pour l'instant je n'ai plus de question 😀
Ah oui encore juste une petite ...😁
J'ai encore quelques mois devant moi, mais quelques jours avant le terme de mon année avant de repostuler, est-ce que je peux refaire le MOOC pour que mon certificat soit le plus récent possible ?
Bonsoir Thomas, je me permets d'insister sur le côté exceptionnel des redoublements. Ils ne sont accordés qu'à la marge pour des stagiaires dont on pense que ce temps supplémentaire peut les aider à raccrocher les wagons si j'ose dire. Les reprises de formation ont lieu suite à l'échec aux validations ou à l'examen final. Pour les bilans modules c'est généralement une journée pour revoir les points faibles de l'évaluation ratée. Pour l'examen final on peut envisager plusieurs jours si besoin.
Notez bien que l'examen final ne se passe normalement que 2 fois maximum, un 3e passage est exceptionnel et nécessite un accord de la hiérarchie. Pour les bilans module c'est 2 passages maximum.
De même tout echec définitif signifie la fin de la formation et le licenciement de l'entreprise. Je ne cherche pas à vous décourager mais il faut être averti des règles.
Corentin a raison d'insister sur le travail personnel mais le travail en groupe est tout aussi fondamental. Personne ne réussit seul. Vous ne vous poserez que les questions auxquelles vous avez les réponses 😉.
En début de carrière (la première année) vous êtes accompagné plus souvent par votre DPX. Les élèves (appellation des jeunes conducteurs) sont surveillés d'assez près. Mais vous effectuez bien vos premiers trains seuls. Il ne viendra qu'au bout d'un mois environ. Et pas sur une journée entière.
Pas besoin de refaire le MOOC. Il est facultatif. C'est un plus mais un meilleur score n'aurait aucun impact sur votre recrutement ou la formation.
Bonne soirée.
Bonjour Jean-Marie, effectivement, le travail en groupe est tout aussi fondamental, j'en suis bien conscient !
Vous me confirmez que de doit bien démissionner avant l'entrée en formation ? Aucune possibilité à posé un congé sans solde avec mon employeur actuel ? (pour que je trouve un plan B en cas d'échec)
Je voulais aussi savoir, bon je sais que vous ne connaissez pas forcément la grille salariale par coeur, mais étant en possession d'un CAP et d'un CQP, avez vous une estimation de mon salaire pendant la formation ?
Merci à vous !
Bonjour, oui il faut démissionner pour rentrer en formation. Vous devez être libre de tout engagement pour signer votre contrat de travail.
Le salaire en formation est d'environ 1800€ nets mensuels environ mais à prendre avec précaution. Le salaire de base vous serez donné par les RH avant signature du contrat.
Bonne journée
Bonjour Jean-Marie, merci de votre réponse.
Pour l'instant, je n'ai plus de questions, pourriez vous laissé le fil ouvert au cas où j'aurai de nouvelles questions ?
Merci à tout les ambassadeurs d'avoir répondu à mes interrogations !
Bon Week-end à tous !
Bonjour Thomas,
Je vais te faire un retour un peu différent, basé sur une situation qui m’a bien marqué dès mes débuts en solo — justement parce qu’elle sortait du “cas école”.
Mon premier train seul, je pars déjà avec une petite surprise : une rame en UM (deux locomotives), chose que je n’avais pas pratiquée concrètement en formation. Et comme si ça ne suffisait pas, je me rends compte rapidement que le train est plus long que ce qui était prévu sur ma feuille… Résultat : impossible de me garer sur une voie de service comme prévu.
Donc là, pas vraiment le scénario idéal du “premier jour tranquille” 😅
Je me retrouve à devoir rester sur la voie principale… avec des TGV derrière moi que je bloque.
Sur le moment, clairement, tu sens la pression monter. Tu sais que tu impactes la circulation, tu es seul, et il faut décider vite mais bien.
Et c’est là que la formation prend tout son sens.
Parce qu’en réalité, même si la situation était nouvelle dans sa forme, le fond ne l’était pas :
Tout ça, on l’a répété pendant des mois.
Je me suis raccroché à ça, presque “automatiquement”. Pas de panique, pas de précipitation : juste appliquer ce qu’on nous a appris, étape par étape. J’ai pris les infos auprès des collègues et de la régulation, j’ai sécurisé ma situation, et j’ai géré le truc proprement.
Au final, plus que le stress du moment, ce que je retiens surtout, c’est ça :
- la formation est vraiment bien faite pour nous préparer, même à des situations qu’on n’a jamais vues exactement telles quelles.
On ne connaît pas tout en sortant, c’est normal.
Mais on a les bases, les réflexes et surtout la méthode.
Et honnêtement, c’est très rassurant de se rendre compte, dès les premiers jours, que même quand ça ne se passe pas comme prévu… tu sais quoi faire.
Donc oui, il y a toujours un mélange de pression et de découverte au début, mais tu n’es jamais “lâché dans le vide”. Tu t’appuies sur ta formation, et ça fait toute la différence
Bonjour,
Alors pour te faire un retour honnête, les premiers jours en solo, ça fait forcément un peu bizarre au début 😅 On passe d’être accompagné pendant la formation à se retrouver seul aux commandes, donc il y a un petit stress, c’est normal.
Mais en réalité, la formation prépare bien, donc tu n’es pas lâché sans bases. Les premières prises de service, tu es très concentré, tu appliques vraiment tout ce que tu as appris, presque “à la lettre”.
Le ressenti seul en cabine, c’est surtout beaucoup de responsabilité. Tu te rends compte que tout repose sur toi, mais en même temps c’est aussi très satisfaisant.
Donc oui, un peu de stress au début, mais ça passe vite avec l’expérience 👍
Bon courage à toi !
Bonjour Mohamed et Michaël, Merci de m'avoir fait part de vos témoignages des premiers jours.
Décidément Michaël vous avez été mis dans le grand bain dès le premier jour avec une succession de soucis ! C'est après ce genre de journée qu'on est fier d'avoir réussi à géré comme il fallait !
Ça arrive régulièrement les problèmes de ce type ou c'était vraiment exceptionnel ?
Pour te répondre Thomas, ce genre d'incident reste relativement exceptionnel car les services qui gèrent la composition des trains en opérationnel s'assurent normalement au préalable que la longueur de train qu'ils vont envoyer est compatible avec les infrastructures sur le trajet (longueur des quais, des voies "de garage", etc.). Parfois il y a des loupés car on reste des humains, une erreur de lecture, un oubli, ça arrive. C'est sûr qu'aux chemins de fer malheureusement les conséquences sont vite fâcheuses, c'est pourquoi la rigueur est vraiment d'une importance cruciale comme qualité à posséder pour y travailler.
De manière générale même les pannes ou les problèmes liés à l'infrastructure ça n'arrive pas tous les jours pour un conducteur. Parfois on traverse des périodes "chat noir" où les incidents et problèmes semblent vraiment s'accumuler ou se succéder plus rapidement que d'habitude, mais on finit toujours par sortir de ces périodes et retrouver un rythme moins soutenu de situations à gérer.
Bonsoir Corentin, effectivement, l'erreur est humaine ! 😀
Sacré premier jour quand même !
Pendant la formation, est ce que on apprend a conduire sur tout types de train ?
C'est ça, il faut tendre vers le zéro et si possible rattraper celles qu'on peut déceler avoir commises mais il faut prendre en compte que tout le monde en fait, c'est humain. Nous ne sommes pas des machines.
Et encore c'est juste un peu de pression, ce n'est rien à côté d'une panne complexe au milieu d'un axe majeur fréquenté avec les voyageurs qui s'impatientent... ou d'un accident de personne. Il y peut y avoir bien pire comme premier jour...
Pour répondre à ta dernière question : plus maintenant. Autrefois la formation incluait de tout (Fret, Voyageurs, rames tractées, automoteurs...). Maintenant déjà on a une spécialisation Voyageurs qui s'est mise en place, même s'il peut arriver d'aborder des notions liées au Fret, l'accent sera mis sur les procédures Voyageurs. Et hormis la formation en modules à l'ancienne où l'on voyait encore de tout, aujourd'hui pour économiser de l'argent la SNCF dispense des formations de base davantage focalisées sur les engins de base. Selon le dépôt, ça peut signifier juste rames tractées ou juste automoteurs, la formation est adaptée pour n'aborder que les notions réglementaires importantes par rapport à chaque type d'engin moteur. Ce qui signifie aussi que si plus tard il faut évoluer sur l'un ou l'autre il faudra d'abord une formation complémentaire pour aborder les notions réglementaires qui n'ont pas été vues en formation initiale.
De même, sur le dépôt d'attache on est formés plus en profondeur (vraiment l'aspect technique cette fois) que sur le ou les engin(s) de base. On est pas formés à tous les engins qui composent la flotte du dépôt. Les autres engins on les voit le jour où on monte en roulement et qu'on va y être habilité, pas avant.
Mais ça peut déjà être assez compliqué avec ou deux engins pour commencer, mieux vaut ne pas trop en vouloir tout de suite, il y a tellement de particularités selon chaque modèle.
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